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ADAGE ENVIRONNEMENT  avec la mise en place de son programme « des ruchers dans les villages » a l’ambition de participer à la sauvegarde des abeilles et au développement des colonies dans le département du Lot et limitrophes. Nous animons aussi une journée autour de la ruche et des abeilles dans votre village. 

Nous vous proposons de parrainer des abeilles et leurs ruches. Les abeilles disparaissent... Parrainer une ruche permet : de donner naissance à une nouvelle colonie d’abeilles, la sauvegarde des abeilles et le développement des colonies en associant les collectivités, les agriculteurs, les associations et les citoyens. Rejoignez les communes, les acteurs locaux, les paysans et les citoyens déjà inscrits dans notre démarche, pour une action sans but lucratif.

adagenvironnement@laposte.net

Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

 

Ce déclin « catastrophique », d’un tiers en quinze ans, est largement dû aux pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle

LE MONDE |

image: http://img.lemde.fr/2018/03/20/0/0/5315/3543/534/0/60/0/1c0220b_10130-edp5yv.mcgz4.jpg

Sur la zone-atelier du CNRS, étudiée sans interruption depuis 1994, la perdrix est désormais virtuellement éteinte.
Sur la zone-atelier du CNRS, étudiée sans interruption depuis 1994, la perdrix est désormais virtuellement éteinte. McPHOTO / PICTURE ALLIANCE / BLICKWINKEL / MAXPPP

Le printemps risque fort d’être silencieux. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) annoncent, mardi 20 mars, les résultats principaux de deux réseaux de suivi des oiseaux sur le territoire français et évoquent un phénomène de « disparition massive », « proche de la catastrophe écologique ». « Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse, précisent les deux institutions dans un communiqué commun. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans. »

Attribué par les chercheurs à l’intensification des pratiques agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes », ces fameux insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des abeilles, et la raréfaction des insectes en général.

 

Plus inquiétant, les chercheurs observent que le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié ces deux dernières années.

Résultats de deux réseaux de surveillance

Le constat est d’autant plus solide qu’il est issu de deux réseaux de surveillance distincts, indépendants et relevant de deux méthodologies différentes. Le premier, le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) est un réseau de sciences participatives porté par le Muséum national d’histoire naturelle. Il rassemble les observations d’ornithologues professionnels et amateurs sur l’ensemble du territoire et dans différents habitats (ville, forêt, campagne). Le second s’articule autour de 160 points de mesure de 10 hectares, suivis sans interruption depuis 1994 dans la « zone-atelier « du CNRS Plaine et val de Sèvre, où des scientifiques procèdent à des comptages réguliers.

« Les résultats de ces deux réseaux coïncident largement et notent une chute marquée des espèces spécialistes des plaines agricoles, comme l’alouette », constate l’écologue Vincent Bretagnolle, chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé, dans les Deux-Sèvres (CNRS et université de La Rochelle). Ce qui est très inquiétant est que, sur notre zone d’étude, des espèces non spécialistes des écosystèmes agricoles, comme le pinson, la tourterelle, le merle ou le pigeon ramier, déclinent également. »

Sur la zone-atelier du CNRS – 450 km2 de plaine agricole étudiés par des agronomes et des écologues depuis plus de vingt ans –, la perdrix est désormais virtuellement éteinte. « On note de 80 % à 90 % de déclin depuis le milieu des années 1990, mais les derniers spécimens que l’on rencontre sont issus des lâchers d’automne, organisés par les chasseurs, et ils ne sont que quelques rescapés », précise M. Bretagnolle.

Déclin massif des insectes

Pour le chercheur français, « on constate une accélération du déclin à la fin des années 2000, que l’on peut associer, mais seulement de manière corrélative et empirique, à l’augmentation du recours à certains néonicotinoïdes, en particulier sur le blé, qui correspond à un effondrement accru de populations d’insectes déjà déclinantes ».

A l’automne 2017, des chercheurs allemands et britanniques conduits par Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) ont, pour la première fois, mis un chiffre sur le déclin massif des invertébrés depuis le début des années 1990 : selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PloS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand.

Des mesures encore non publiées, réalisées en France dans la zone-atelier Plaine et val de Sèvre, sont cohérentes avec ces chiffres. Elles indiquent que le carabe, le coléoptère le plus commun de ce type d’écosystème, a perdu près de 85 % de ses populations au cours des vingt-trois dernières années, sur la zone étudiée par les chercheurs du CNRS.

« Or de nombreuses espèces d’oiseaux granivores passent par un stade insectivore au début de leur vie, explique Christian Pacteau, référent pour la biodiversité à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). La disparition des invertébrés provoque donc naturellement un problème alimentaire profond pour de nombreuses espèces d’oiseaux et ce problème demeure invisible : on va accumuler de petites pertes, nid par nid, qui font que les populations ne sont pas remplacées. »

Dégradations profondes de l’environnement

La disparition en cours des oiseaux des champs n’est que la part observable de dégradations plus profondes de l’environnement. « Il y a moins d’insectes, mais il y a aussi moins de plantes sauvages et donc moins de graines, qui sont une ressource nutritive majeure pour de nombreuses espèces, relève Frédéric Jiguet, professeur de biologie de la conservation au Muséum et coordinateur du réseau d’observation STOC. Que les oiseaux se portent mal indique que c’est l’ensemble de la chaîne trophique [chaîne alimentaire] qui se porte mal. Et cela inclut la microfaune des sols, c’est-à-dire ce qui les rend vivants et permet les activités agricoles. »

La situation française n’est pas différente de celle rencontrée ailleurs en Europe. « On est dans la continuité d’une tendance lourde qui touche l’ensemble des pays de l’Union européenne », note M. Jiguet. Est-elle réversible ? « Trois pays, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, ont mis en œuvre des politiques nationales volontaristes pour inverser cette tendance lourde, en aménageant à la marge le modèle agricole dominant, explique Vincent Bretagnolle. Aucun de ces trois pays n’est parvenu à inverser la tendance : pour obtenir un effet tangible, il faut changer les pratiques sur des surfaces considérables. Sinon, les effets sont imperceptibles. Ce n’est pas un problème d’agriculteurs, mais de modèle agricole : si on veut enrayer le déclin de la biodiversité dans les campagnes, il faut en changer, avec les agriculteurs. »


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/03/20/les-oiseaux-disparaissent-des-campagnes-francaises-a-une-vitesse-vertigineuse_5273420_1652692.html#CQkWLMJquQtGZafp.99

Néonicotinoïdes : confirmation du risque pour les abeilles

Néonicotinoïdes : confirmation du risque pour les abeilles

La plupart des utilisations des pesticides néonicotinoïdes posent un risque pour les abeilles sauvages et pour les abeilles domestiques, selon les évaluations publiées aujourd'hui par l'EFSA. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a mis à jour son évaluation des risques associés à trois néonicotinoïdes – la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame – actuellement soumis à des restrictions dans l'UE en raison de la menace qu'ils représentent pour les abeilles.

Ces nouvelles conclusions constituent une mise à jour de celles qui avaient été publiées en 2013, suite auxquelles la Commission européenne avait imposé des contrôles sur l'utilisation de ces substances.

Dans le cadre de ces nouveaux travaux d’évaluation, qui couvrent cette fois-ci les abeilles sauvages – bourdons et abeilles solitaires – en plus des abeilles domestiques mellifères, l'unité « Pesticides » de l'EFSA a organisé une vaste collecte de données et procédé à une revue systématique de la littérature de façon à recueillir toutes les preuves scientifiques publiées depuis les évaluations précédentes.

L'équipe a également appliqué les recommandations contenues dans le document d'orientation spécifiquement élaboré par l'EFSA pour l'évaluation des risques associés aux pesticides pour les abeilles.

Jose Tarazona, chef de l’unité « Pesticides » à l’EFSA, a déclaré : « La disponibilité d'une quantité considérable de données et l’application des dispositions prévues dans notre document d'orientation nous ont permis de tirer des conclusions très détaillées.

« Les conclusions sont variables, en raison de facteurs tels que l’espèce d’abeille, l'utilisation prévue du pesticide et la voie d'exposition. Certains risques faibles ont été identifiés mais, dans l'ensemble, le risque pour les trois types d'abeilles évaluées est confirmé. »

L'EFSA a finalisé ses conclusions après avoir également procédé à deux exercices distincts de consultation auprès d’experts en pesticides dans les États membres de l'UE. Ces experts ont appuyé les conclusions de l’EFSA.

Comme c’était le cas pour les évaluations précédentes, l'exposition des abeilles aux substances concernées a été évaluée par l'intermédiaire de trois voies différentes : résidus dans le pollen et le nectar, dérive de poussière pendant l’ensemencement/l'application de graines traitées et consommation d'eau.

Et ensuite ?

Les conclusions de l'EFSA seront partagées avec les gestionnaires du risque de la Commission européenne et des États membres de l’UE qui se pencheront sur les modifications potentielles à apporter aux restrictions actuellement en vigueur concernant l’utilisation de ces pesticides.

La nature subviendra de plus en plus difficilement aux besoins humains

 

LE MONDE | • Mis à jour le

Par Guillaume Krempp

 
La dégradation de la biodiversité est telle que l’être humain pourrait être contraint de remplacer de nombreux services rendus par la nature comme la pollinisation. | Patrick Pleul / AP

L’alarme n’est pas tirée par des zadistes opposés à la destruction d’une zone humide. Ni par des militants de la Ligue de protection des oiseaux, inquiets de la disparition des volatiles. C’est une étude publiée dans la revue Science, qui conclut que 58 % de la surface terrestre, habitée par 71 % de la population mondiale, connaît une chute de la biodiversité terrestre remettant en cause la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins humains.

Selon les 23 scientifiques internationaux ayant traité statistiquement 2,38 millions de rapports sur l’état de la faune et la flore terrestres, la diversité des espèces a en effet baissé de 15,4 % sur plus de la moitié des terres émergées. Pour être soutenable, la perte de biodiversité doit rester inférieure à 10 %, selon une autre étude publiée dans Science en 2015. « Cette perte de biodiversité, si elle reste incontrôlée, sapera les efforts vers un développement durable de long terme », concluent-ils.

 

Tim Newbold, chercheur spécialisé dans l’impact humain sur la biodiversité au sein du University College of London, a dirigé ces recherches. Il est inquiet : « Les fonctions écosystémiques sont gravement menacées par cette disparition des espèces. Dans de nombreuses zones, l’intervention humaine devra bientôt remplacer les services rendus par la nature. »

Pollinisation, épuration des eaux, production d’oxygène…

Ces services écosystémiques sont aussi nombreux que vitaux. La pollinisation, la production de nutriments nécessaires à la croissance des plantes, l’épuration naturelle des eaux ou encore la production d’oxygène sont pourtant menacées par la baisse de la biodiversité des écosystèmes. Le directeur de recherches doute de la capacité de l’être humain à imiter la nature grâce aux innovations technologiques : « Je ne pense pas que quiconque puisse aujourd’hui affirmer que l’être humain en est capable. »

Pour Pierre-Henri Gouyon, chercheur à l’institut de systématique, évolution et biodiversité au Muséum national d’histoire naturelle, la question n’est pas tant de savoir si une telle option est réalisable, mais souhaitable : « On pourrait sans doute remplacer les abeilles par de petits robots. Ce serait avant tout moins efficace et plus coûteux. Tout cela alors qu’on pourrait préserver la biodiversité et les services écologiques qui en découlent. Ce n’est tout simplement pas le monde dans lequel je nous souhaite de vivre. »

Cette érosion de la biodiversité est documentée de longue date par la communauté scientifique. En 2009, une équipe internationale de chercheurs, menée par Johan Rockström, définissait neuf limites planétaires à ne pas dépasser. L’étude portait notamment sur les seuils à respecter en matière d’utilisation de l’eau douce, de pollution chimique et de changement climatique. Ils concluaient déjà à une érosion de la biodiversité qui mettait en danger les écosystèmes dans lesquels l’être humain vit.

Echelle globale

« La force de cette nouvelle étude réside surtout dans la méthodologie employée et l’échelle globale qu’elle utilise », commente Pierre-Henri Gouyon. L’analyse porte en effet sur près de 39 123 espèces réparties sur 18 659 sites terrestres. L’équipe de Tim Newbold peut donc se targuer d’avoir réalisé le premier calcul des effets de l’activité humaine sur la biodiversité au niveau planétaire.

Autre originalité de l’étude : avoir tenu compte de l’abondance des espèces. Un paramètre qui permet d’observer avec une plus grande finesse le nombre d’individus présents dans les milieux naturels. « Alors que la défaunation [réduction du nombre d’individus au sein des espèces animales] est de plus en plus importante, une telle précision est une nécessité absolue », juge la philosophe de l’environnement Virginie Maris. Les rapports précédents se fondaient sur le statut des espèces pour en déduire l’état de la biodiversité. La densité déclinante des populations animales était alors souvent ignorée.

Exploitation des sols

Malgré des études scientifiques toujours plus nombreuses et précises, la dégradation de l’environnement se poursuit au même rythme, notamment l’exploitation des sols, qui détruit habitats et biodiversité. D’après un rapport sur l’utilisation des terres du programme pour l’environnement des Nations unies, publié en 2014, la demande croissante de denrées alimentaires entraînera une conversion de 190 millions d’hectares de terres en surface agricole d’ici à 2020 dans le monde.

Pour Tim Newbold, il est alors impératif de mettre dès à présent en place une protection efficace de la biodiversité. « Nous profitons gratuitement de services écosystémiques dont la valeur est astronomique », rappelle-t-il. En 2014, une étude menée par l’économiste américain Roberto Costanza concluait que la valeur de ces services écologiques globaux s’élevait à 125 000 milliards de dollars par an.

« Le rapport de l’être humain au monde naturel ne se limite pas à cette logique économique, regrette toutefois Virginie Maris. La biodiversité englobe aussi un ensemble de valeurs culturelles, esthétiques et morales qu’il serait plus intéressant d’approfondir pour aboutir à une réelle protection des écosystèmes. »

 

L'Abeille noire, insecte de l'ouest européen menacé par l'importation de ses congénères

Sciences et Avenir avec AFP

Alors que le débat sur l'interdiction des insecticides bat son plein au Sénat français, l'abeille noire souffre de l'expansion des autres abeilles sur son territoire. Une situation alarmante.

L'Abeille noire est l'une des sous-espèces d'abeilles les plus répandues dans l'ouest européen. © Crédit FRED TANNEAU / AFPL'Abeille noire est l'une des sous-espèces d'abeilles les plus répandues dans l'ouest européen. © Crédit FRED TANNEAU / AFP

ALERTE. Les insecticides comme les néonicotinoïdes ne sont pas les seules menaces pesants sur les abeilles. Pour l'Abeille noire (Apis mellifera mellifera), abeille locale des contrées ouest-européennes, la mauvaise passe dans laquelle elle est aujourd'hui provient principalement de l'importation d'autres abeilles. Les défenseurs de cet insecte s'alarment même de sa disparition en France. Cette sous-espèce de l'Abeille commune (Apis mellifera) a été initialement sélectionnée pour son attrait en apiculture, mais reste un atout majeur pour les écosystèmes dont elle fait partie, comme les autres abeilles pollinisatrices. Or, comme ces dernières, elle souffre de l'essor de l'agrochimie, des monocultures, de maladies et d'autres champignons. Mais plus encore que le reste de ses congénères, elle subit aussi l'impact de dizaines d'années d'importation d'autres espèces d'abeilles, vues comme plus productives. "Il a fallu un million d'années pour former les 29 sous-espèces d'abeilles, et en 50 ans, on les homogénéise", déplore Lionel Garnery, chercheur spécialiste de la génétique des abeilles au CNRS, estimant "qu'on crée des cocktails explosifs en important des abeilles du monde entier".

Compétition inter-espèces ou choix des apiculteurs, à qui la faute ?

En décembre 2015, dix conservatoires - des Cévennes, du Perche ou d'Ardèche - se sont réunis pour fonder la Fédération européenne des conservatoires de l'abeille noire (Fedcan). Une dizaine d'autres sont en projet en France, animés d'un même objectif : maintenir la biodiversité des abeilles, former des apiculteurs mieux conscients de leurs avantages écologiques, et réhabiliter l'Abeille noire. "Sous-espèce rustique qui a su traverser deux glaciations, elle sait s'adapter aux climats, se débrouiller sans l'aide de l'homme et butiner sur de vastes zones grâce à ses capacités de vol", souligne la Fedcan. Selon les analyses de M. Garnery, l'Abeille noire ne représente plus que 11% des ruches d'Île-de-France. Ailleurs, elle est souvent minoritaire, voire résiduelle, en Alsace notamment. Aujourd'hui, un nombre croissant d'apiculteurs en demandent, "mais aucune filière d'élevage existe pour répondre à cette demande spécifique", regrette-il, lui qui craint "que l'on commette les mêmes erreurs qu'il y a 40 ans avec les bovins"...

Quels pesticides dangereux sont utilisés près de chez vous ?

Les équipes de "Cash Investigation" et de francetv info ont dressé la carte de France des départements qui utilisent le plus de pesticides dangereux.

Mis à jour le , publié le

Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France. Les équipes de "Cash Investigation" et de francetv info ont analysé le détail des ventes de ces pesticides qui mettent en danger la santé de nos enfants.

Les données avec lesquelles nous avons travaillé proviennent du ministère de l'Écologie. Le ministère de l'Agriculture exerce également un droit de regard sur leur publication. Elles sont confidentielles et couvrent une période qui s'étend de 2008 à 2013 (et de 2009 à 2013 pour l'outre-mer).

Plusieurs milliers de pesticides différents ont été vendus sur le marché français pendant cette période. Si certains ne présentent pas de risques, d'autres contiennent des substances actives qui ont d'ores et déjà été identifiées comme présentant un risque probable ou avéré pour l'être humain. Certaines ont même été interdites au cours de la période observée, mais la plupart d'entre elles sont encore autorisées.

La Gironde, la Marne et la Loire-Atlantique en tête 

Nous avons identifié 71 substances qui sont jugées dangereuses ou potentiellement dangereuses par des organismes américain (Environmental Protection Agency) et européen (base de données gérée par la Commission européenne) ou le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS.

Puis nous avons dessiné la carte des départements qui consomment ces substances en plus grandes quantités : les départements de la Gironde, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête de notre classement, avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l'ensemble des départements français. 

Cliquez sur chaque département pour connaître le détail des cinq pesticides dangereux les plus vendus près de chez vous, leur mode d'utilisation et les risques qu'ils comportent. 

 

La menace que présente une substance n'est pas évaluée de la même façon selon les instituts, qui ne concluent pas toujours au même niveau de dangerosité. Pour chaque substance, nous avons choisi de retenir l'évaluation la plus critique. Lorsqu'une substance est jugée probablement cancérogène, des preuves limitées ont été constatées entre l'exposition à celle-ci et l'apparition d'un cancer. Ces preuves sont positives mais des facteurs extérieurs n'ont pas été complèment évacués par les scientifiques. Lorsqu'une substance est jugée possiblement cancérogène, des preuves de causalité ont été constatées chez l'animal mais pas encore chez l'homme.

"Cash investigation" consacre un numéro aux pesticides dangereux et à leurs effets sur la santé, diffusé mardi 2 février à 20h55. Une émission à suivre en direct sur France 2 et francetv info.

Le Sénat protège les néonicotinoïdes au mépris des abeilles, de la biodiversité et de la santé publique

Vendredi 22 janvier 2015, dans le cadre de l’examen de la loi biodiversité, les Sénateurs ont rejeté l’interdiction des néonicotinoïdes.

Abeille sauvage (Halictus scabiosae) – Crédit photo : Nicolas Macaire Abeille sauvage (Halictus scabiosae) – Crédit photo : Nicolas Macaire

Alors que la démonstration scientifique est faite et indiscutable que les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux pour notre environnement et que les premiers signes d’impact apparaissent sur la santé humaine ;

Alors que l’ANSES a récemment rappelé qu’en l’absence de mesures de gestion renforcée, « l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces non-cibles qui fournissent des services écosystémiques incluant la pollinisation et la lutte intégrée » ;

Alors qu’aujourd’hui même une équipe internationale impliquant l’INRA révèle qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale ;

Alors que l’amendement a reçu un soutien exceptionnel dans le cadre de la consultation sur la plateforme Parlement & citoyens (99,6% de votes favorables) ;

Alors que le gouvernement a soutenu l’amendement visant à interdire les néonicotinoïdes en enrobage de semences au 1er septembre 2017, nos organisations environnementales, apicoles et paysannes dénoncent fermement le rejet de cet amendement et le déni scientifique et démocratique que ce vote représente.

L’amendement et son sous-amendement, adoptés en lieu et place de cette interdiction sont une provocation faite aux apiculteurs et aux défenseurs de la biodiversité et de l’agriculture paysanne. Fuyant leurs responsabilités, les sénateurs ont choisi de ne rien décider et de laisser au ministre Stéphane Le Foll la décision de mettre en pratique les recommandations de l’ANSES, pourtant précédemment qualifiées d’inapplicables par la ministre de l’Ecologie.

Nos organisations, avec le soutien des citoyens, poursuivront leur travail vers les députés pour obtenir enfin, et une fois pour toutes, l’interdiction de ces produits.

Informations complémentaires

Les néonicotinoïdes sont 5 à 10 000 fois plus toxiques que le DDT et représentent aujourd’hui 1/3 des insecticides utilisés dans le monde. De nombreuses études démontrent l’impact néfaste de ces néonicotinoïdes sur les abeilles, les pollinisateurs sauvages, les invertébrés aquatiques, les oiseaux et sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les dangers que présentent les néonicotinoïdes sont liés à leur hyper-toxicité, qui se diffuse par systémie dans toutes les parties des végétaux, leur facilité de transfert dans l’eau, l’air et le sol, leur longue durée de vie et leur lente dégradation. Au-delà de la survie de la filière apicole et des services écosystémiques vitaux rendus par les insectes pollinisateurs, c’est la biodiversité et la sécurité sanitaire qui sont en jeu. En France, pourtant, plus d’une centaine de produits à base de néonicotinoïdes sont autorisés, utilisés dans les champs sur des millions d’hectares et employés à usage vétérinaire.

Les ruches de biodiversité

http://www.ladepeche.fr/article/2015/10/13/2196122-des-ruches-pour-que-les-abeilles-retrouvent-leur-nature.html

 

Préparation de la vannerie pour construire des ruches par Bernard Bertrand et Muriel./ Photo DDM, Jean-Louis Lurde
Préparation de la vannerie pour construire des ruches par Bernard Bertrand et Muriel./ Photo DDM, Jean-Louis Lurde

Pour Bernard Bertrand, l'écologie n'est pas un concept mais une conception pratique de la vie. Après sa rencontre avec Gilbert Veuille dans les années «90», il s'est sérieusement penché sur la question du rapport à l'abeille, éclairé par ce spécialiste des ruches. «J'ai compris dès lors, explique-t-il aujourd'hui, tout l'intérêt de construire des ruches respectueuses des besoins de l'abeille et proches de leur habitat naturel comme les troncs d'arbres. En effet face à la destruction nous avons assisté à des importations dans nos régions d'abeilles venues d'Amérique du Sud. Les vents aquitains dominants sur les Pyrénées, les pesticides, les agressions ont entraîné une perte entre 70 % et 100 % des ruches en 2 ans. Il y a donc urgence à retrouver la génétique pour que les abeilles aient une vie normale». Alors, Bernard Bertrand vient d'écrire et de publier un ouvrage sur les ruches de biodiversité qui favorisent les phénomènes naturels. En clair, les grandes ruches carrées à cadres ne correspondent pas à l'habitat de l'abeille dans la vie sauvage ; «L'apiculture, ajoute-t-il, a été la première discipline agricole à être industrialisée au milieu du XIXè siècle. On a transformé les abeilles en vaches à miel et fragilisé le cheptel». Alors ces ruches en bois, en vannerie, de formes rondes et attrayantes, remettent les insectes dans le milieu qui leur est le plus naturel.

La poursuite d'une histoire

C'est donc une nouvelle étape de l'amour entre la nature et Bernard Bertrand qui se construit sur les hauteurs de Sengouagnet. Installé comme paysan en 1977, transformant sa ferme en outil pédagogique sur la nature et l'environnement, créateur des jardins de sortilèges, il est aussi à l'origine des éditions de Terran, dont des titres ont été consacrés à des plantes mal aimées, comme l'ortie, ainsi qu'au jardinage bio, aux plantes sauvages comestibles, aux techniques d'autonomie, soit une centaine de titres. Le dernier, sur les ruches de la biodiversité devrait trouver un public qui va bien au-delà des simples apiculteurs. «Car, conclut-il, créer une ruche dans son environnement, ne doit pas uniquement répondre à une volonté de collecter du miel. C'est avant tout établir un équilibre dans un milieu naturel sain».

« Les ruches de biodiversité est publié aux éditions de Terran, le village, 31 160 Sengouagnet (www.terran.fr).

Les insectes pollinisateurs nous en mettent plein la vue

Beaucoup d’indifférence, un soupçon de crainte et du dégoût. C’est ce que les insectes nous inspirent trop souvent. Il y a bien quelques exceptions, comme les papillons colorés qui déroulent leurs trompes au cœur des fleurs. Mais globalement, les insectes sont peu appréciés alors qu’ils sont indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes et à notre bien-être. Laissons de côté nos préjugés et découvrons des insectes dont le labeur quotidien nous apporte beaucoup. Par une belle journée ensoleillée, n’avez-vous jamais contemplé le ballet incessant d’insectes volant de fleur en fleur ? Ils papillonnent, ils bourdonnent, ils s’activent… Mais que font-ils ?

Attirés par la forme, la couleur, l’odeur des fleurs, ces insectes sont à la recherche de nourriture, pour eux ou pour leur progéniture : ils viennent prélever le nectar ou le pollen. En volant de fleur en fleur, ces insectes nous rendent gracieusement un service vital. Ils transportent involontairement le pollen d’une fleur jusqu’à une autre fleur et assurent ainsi la pollinisation de nombreux végétaux. Lorsqu’un grain de pollen est déposé sur le pistil d’une fleur

 

de la même espèce, cela permet la fécondation d’un ovule puis la formation d’un fruit contenant des graines. Le bilan ? Tomates, cerises, courges, café, pommes, mais aussi carottes et oignons, autrement dit de quoi remplir nos assiettes.

 

 

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/insectes-pollinisateurs/img/panneau1.jpg

 

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/insectes-pollinisateurs/index.html

35 % de ce que nous mangeons dépend de la pollinisation par les insectes

Plus de 80 % des plantes à fleurs (ou angiospermes) dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Dans l’agriculture, cela concerne la production de fruits et la production de graines. Au total, environ 35 % de ce que nous mangeons est lié à l’action de ces insectes, y compris des denrées coûteuses comme le cacao, le café et des épices !

Dans le même temps, certaines activités humaines, en particulier l’utilisation excessive de pesticides et la dégradation des milieux naturels, sont responsables d’un déclin de l’abondance et de la diversité des insectes pollinisateurs. À ces causes s’ajoute le réchauffement climatique qui contribue à modifier les conditions de vie des espèces. Par exemple, une floraison plus précoce peut ôter de précieuses ressources alimentaires à des populations d’insectes pollinisateurs qui s’affaiblissent, voire disparaissent. C’est un engrenage puisque la majorité des plantes à fleurs dépendent des insectes pollinisateurs pour leur reproduction : ce qui affecte les pollinisateurs affecte les plantes à fleurs… et inversement. Nos productions agricoles en pâtissent également.

Pour les protéger, il faut mieux les connaître. Qui sont ces insectes qui nous rendent gracieusement un service si précieux ? Comment peut-on agir en leur faveur ?

une salade sur dix contient des produits interdits

 

Selon des analyses de Générations futures que nous dévoilons, plus d'une salade sur dix contient des produits chimiques interdits à la vente en France depuis des années.

Émilie Torgemen | 22 Sept. 2015, 06h42

Exclusif
PHOTO D'ILLUSTRATION. 
PHOTO D'ILLUSTRATION.  LP / SB
 

 

Le cœur de laitue, vert tendre à souhait, semble un aliment sain par excellence. Peut-être pas tant que ça, prévient l'association environnementale Générations futures qui a scruté nos batavias, feuilles de chêne et autres salades à la recherche de pesticides. Dans 16 % des cas, l'ONG écologiste (qui publie ses analyses aujourd'hui) a même découvert des traces de cinq produits chimiques interdits en France.

 

« Nous ne nous y attendions pas du tout, confirme François Veillerette, porte-parole de l'ONG. Avec près d'une salade sur cinq concernée, c'est loin d'être anecdotique ! »

L'étude montre ainsi la présence de DDT (prohibé en France depuis... 1971) dans 6,45 % des salades testées. C'est d'autant plus fou que cet insecticide est reconnu cancérigène. Nos scaroles, roquettes contiennent aussi pour 9,67 % d'entre elles des molécules chimiques spécifiquement interdites pour traiter les salades ! Comme l'imidaclopride, principe actif du très controversé pesticide Gaucho, que la Fédération française des apiculteurs tient pour responsable de l'hécatombe d'abeilles.

D'où viennent ces produits illégaux ? « Près de la frontière espagnole, le trafic est florissant. Des agriculteurs français se fournissent par exemple dans des magasins de Figueras, j'y vais moi-même, explique un producteur des Pyrénées-Orientales sous couvert d'anonymat. Certains camions viennent de loin et emportent des palettes entières. J'en ai vu venir des Pays de la Loire. » Dans le cas du DDT, il ne s'agit pas forcément de bidons de contrebande, « les traces trouvées dans nos salades peuvent venir du sol trop imprégné après des années d'usage, modère François Veillerette. C'est la preuve qu'il faut agir urgemment avant de contaminer durablement nos terres ». A la Confédération paysanne, Emmanuel Aze pointe la responsabilité des consommateurs : « A force de vouloir payer toujours moins cher, on pousse les paysans à franchir la ligne jaune. Ce n'est pas une excuse. Mais tous ces produits interdits sont efficaces contre les ravageurs et donc font baisser les coûts. »

Est-ce dangereux pour la santé ? « Les quantités de pesticides dans nos tomates et salades sont bien trop ridicules pour faire du mal à qui que ce soit ! » s'énerve Bernard Géry, producteur nantais de salades et porte-parole du collectif Sauvons les fruits et légumes de France. Selon une récente étude, dans plus de 99 % des salades et des tomates, les traces de pesticides sont au moins dix fois inférieures aux limites autorisées. Ce que les associations environnementales ne contestent pas. Mais elles s'inquiètent de l'accumulation de ces pesticides dans nos organismes, sans compter l'effet cocktail : les molécules réagissent entre elles, ce qui accroît leur toxicité. Fait aggravant, trois des pesticides interdits infusés dans les salades sont des perturbateurs endocriniens. « Ces substances peuvent causer de graves maladies », affirme François Veillerette, qui cite certains cancers (de la prostate ou du sein, par exemple), des malformations congénitales ou des lésions cérébrales.


* Perturbateur endocrinien : substance d’origine naturelle ou artificielle étrangère à l’organisme. Elle peut interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (cancers, conséquences sur les fœtus...)
 

On en mange 5 kg par an

En entrée, en décoration d'une assiette ou même dans les sandwichs, on engloutit 5 kg de salade par ménage et par an, selon les statistiques de l'Insee. En France, c'est le quatrième légume le plus commun. Alors, après les fraises en 2013, cette année, les blouses blanches de Générations futures ont focalisé leurs microscopes sur les salades. L'association a donc bûché sur 31 échantillons achetés dans des supermarchés de l'Oise et de la Somme, alors que la grande distribution réalise 70 % des ventes de fruits et légumes. « Nous avons sélectionné les variétés les plus consommées : laitue, feuille de chêne, frisée, batavia, scarole, roquette », précise François Veillerette, le porte-parole de l'ONG.

La salade est considérée comme l'aliment santé par excellence, celui que l'on conseille aux enfants ou aux femmes enceintes par exemple. « C'est même fou à quel point on la pare de vertus presque magiques, les restaurants le savent bien, qui mettent systématiquement une feuille de verdure avec une entrecôte pour décomplexer leur consommateur », s'amuse Jean Chambon, chercheur à l'Insead et spécialiste du comportement alimentaire.

Mais justement, cet aliment est très vulnérable aux pesticides. Ce légume-feuilles — comme les endives, les choux, les épinards — est aspergé de pesticides. Et dans les champs, contrairement à ses voisines pommes de terre qui poussent à l'abri, les salades ne sont pas protégées des vaporisations. Quand elles arrivent dans nos cuisines, elles ne sont pas non plus épluchées. « Nous conseillons tout de même de retirer les feuilles extérieures », insiste François Veillerette.

un projet scientifique

http://www.apistoria.org/Pages/Association/VieAssociation.htm    ( l'apiculture au passé)

http://www.adam.itsap.asso.fr/index.php      (études apicoles en MIDI PY)

http://www.anercea.fr     (études élevage de reines)

 

 

http://apiclass.mnhn.fr/  le site pour identifier la souche d'abeilles

 

ApiClass est un système expert en ligne qui permet d'identifier les lignées et les sous-espèces d'ouvrières d'abeille Apis mellifera. A partir d'images d'ailes envoyées par les utilisateurs, ApiClass effectue des mesures indépendantes de tout effet opérateur et renvoit l'identification la plus probable des ouvrières correspondantes.

ApiClass possède des particularités uniques :

  1. Il fait appel aux méthodes de la morphométrie géométrique supérieure à la morphométrie classique en raison notamment de sa plus grande puissance statistique.

  2. ll utilise un système de mesure semi-automatique qui supprime l'effet opérateur.

  3. Il repose sur une base morphométrique de plus de 5000 ailes d'ouvrières des lignées M, C et A.

  4. Les ouvrières de la base ont toutes été génotypées à l'aide de marqueurs mitochondriaux et micro-satellites. Leur identification repose donc sur une double identification morphométrique et moléculaire.

  5. Les images et les mesures sont testées pour diagnostiquer d'éventuelles erreurs. En cas d'incertitude sur les mesures, des mesures complémentaires sont possibles.

  6. Le moteur statistique utilise en parallèle plusieurs approches discriminantes qui concurrent à réduire les erreurs d'identification et fournit les probabilités a posteriori d'appartenance aux lignées et sous-espèces incluses dans la base.

  7. enfin, ApiClass est un système accessible en ligne : les utilisateurs ont accès aux dernières versions du système et de la base morphométrique.

     

ApiClass utilise la forme des ailes des ouvrières pour discriminer et identifier les différentes races et lignées de l'abeille domestique. Il fait appel pour cela aux approches récentes de la morphométrie géométrique. Contrairement à la morphométrie traditionnelle qui utilise des distances pour représenter les formes, la morphométrie géométrique utilise les coordonnées de points-repères. Dans le cas d'ApiClass, les ailes sont caractérisées par 19 points-repères(points blancs sur la figure ci-dessous) correspondant aux intersections des principales nervures des ailes antérieures . Les coordonnées de ces points sont prétraitées avant d'être analysées par un système expert qui renvoie les probabilités d'appartenance des ouvrières étudiées aux différentes lignées et sous-espèces en faisant appel à la base de référence comprenant plus de 5000 ailes d'ouvrières appartenant aux principales lignées et sous-espèces.

Hécatombes dans les ruches : des abeilles forcées à butiner trop jeunes

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/02/10/hecatombes-dans-les-ruches-des-abeilles-forcees-a-butiner-trop-jeunes_4573211_3244.html

 

Hécatombes dans les ruches : des abeilles forcées à butiner trop jeunes

Le Monde | • Mis à jour le

 
 

Les abeilles connaissent depuis plusieurs années des taux de mortalité anormaux partout dans le monde.

Face à la disparition des abeilles qui frappe depuis le début des années 2000 de nombreuses ruches en Europe et aux Etats-Unis surtout, avec des effondrements de populations de 30 % à 90 % en raison des insecticides ou des parasites, une étude met au jour qu'un des facteurs majeurs de cette hécatombe : les abeilles les plus jeunes se trouvent contraintes de butiner trop précocement pour pallier l'insuffisance en nombre d'insectes adultes, ce qui provoque leur mort. L'organisation sociale des ruches s'en trouverait bouleversée.

De précédentes recherches avaient déjà montré que de telles situations, avec des insectes adultes victimes d'insecticides ou de parasites, contraignaient les jeunes abeilles à aller butiner plus tôt que la normale. Cette nouvelle étude, parue lundi dans les comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (NAS), vise à en déterminer les effets physiologiques sur ces insectes et les conséquences sur les colonies. Normalement, les abeilles commencent à butiner à deux ou trois semaines. Mais quand les ruches sont affaiblies par des maladies, un manque de nourriture ou d'autres facteurs qui tuent les abeilles adultes, les jeunes doivent prendre le relais plus tôt.

« ÉQUILIBRE COMPROMIS »

Les chercheurs ont attaché des émetteurs radio qui ont permis de suivre les mouvements de milliers d'abeilles durant toute leur vie. Ils ont constaté que celles qui commençant à butiner très jeunes mouraient plus souvent que les autres lors de leurs premiers vols hors de la ruche. « Le fait que les jeunes abeilles quittent la ruche plus tôt pour aller chercher du nectar et du pollen est probablement une adaptation à la réduction du nombre d'abeilles butineuses plus vieilles. Et si le taux de mortalité accru persiste trop longtemps, l'équilibre de la population de la ruche peut être compromis avec une accélération du nombre d'abeilles qui périssent et ce avec des conséquences catastrophiques », explique Clint Perry, de la faculté de biologie et de chimie de l'université Queen-Mary à Londres, l'un des principaux coauteurs de cette étude.

« Nos résultats, qui s'appuient sur un modèle mathématique, suggèrent que de traquer l'âge des abeilles quand elles commencent à butiner pourrait être un bon indicateur de la santé de toute la ruche », ajoute-t-il. Selon ce scientifique, « ces travaux apportent un éclairage sur les raisons de l'effondrement soudain de certaines colonies d'abeilles, ce qui pourrait aider dans la recherche de moyens pour empêcher ce phénomène », ajoute-t-il.

Vend 30 JANVIER Une soirée pour les abeilles à Belfort en Quercy

vendredi 30 JANVIER 2015 à 20 h30

Une soirée pour sauver les abeilles

présentation du projet « des ruchers dans les villages »

diaporama-conférence sur la vie des abeilles : biologie, morphologie, alimentation, vie en société, causes de disparition des abeilles..

film sur la vie des abeilles

quelques ruches exposées

Des ruchers dans les villages aux carnets de campagne

Programme "Des ruchers dans les villages"

ADAGE ENVIRONNEMENT avec la mise en place de son programme « des ruchers dans les villages » a l’ambition de participer à la sauvegarde des abeilles et au développement des colonies dans le département du Lot et les environs.

http://adage-environnement.asso-web.com/

 

LOT (4/5) / France Inter

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consultation jusqu'au 22 décembre

Le ministère de l'Agriculture met en consultation jusqu'au 22 décembre prochain un projet d'arrêté relatif aux conditions d'utilisation des insecticides et acaricides. Son ambition ? Améliorer la protection des abeilles domestiques.

IL FAUT REPONDRE EN MASSE ET REFUSER LES DEMIE-MESURES

http://agriculture.gouv.fr/Consultation-publique-protection-abeilles

Ce texte modifiera l'arrêté interministériel du 28 novembre 2003 conformément au plan de développement durable de l'apiculture (PDDA) de février 2013, explique le ministère. Il s'agit de préciser les heures durant lesquelles les traitements sont autorisés. Dans certains cas, ils ne le seront qu'après l'heure légale du coucher du soleil.

Les mesures proposées, ajoute le ministère de l'Agriculture, s'appuient sur les recommandations contenues dans l'avis de l'Anses du 31 mars 2014 et sur le projet de document guide de l'Efsa sur l'évaluation du risque des produits phytopharmaceutiques sur les abeilles.http://agriculture.gouv.fr/Consultation-publique-protection…

Une soirée pour les abeilles au Bourg

FOYER RURAL - LE BOURG : samedi 22 novembre à 20H30

 

 

 

Une soirée pour les abeilles avec Cinélot

Documentaire "des abeilles et des hommes" (1H31 mn) réalisation Markus Imhoof

suivi d'une discussion avec ADAGE Environnement sur "des ruchers dans les villages"


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