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parrainer une ruche sans être apiculteur

Du 23/05/2013 au 22/05/2014

Lieu

La Dépèche du Midi

Parrainer une ruche, sans être apiculteur

La Dépèche du Midi le 23/05/2013 à 07:39 biodiversité

Florian Marco devant une ruche installée dans le village de Théminettes./Photo DR

Florian Marco devant une ruche installée dans le village de Théminettes./Photo DR

L'association Adage Environnement dans son programme «des ruchers dans les villages», propose aux communes, particuliers et associations de parrainer une ruche. Un moyen de préserver les colonies d'abeilles victimes des pesticides, du varroa et du frelon asiatique.

Pas de chance pour l'abeille. L'insecte doit déjà résister aux effets des pesticides (interdits pour deux ans), affronter le varroa, cet acarien parasite responsable de l'effondrement des colonies, et batailler dans un combat inégal et perdu d'avance avec le frelon asiatique qui, posté devant les ruches, s'offre des festins. Là-dessus, la météo ne lui a pas fait de cadeau, le printemps froid a freiné le travail des ouvrières, les confinant dans la ruche. Pour toutes ces raisons, l'association ADAGE Environnement1 a lancé un programme baptisé «des ruchers dans les villages». «Notre idée, explique son président et animateur, Florian Marco, est de participer à la sauvegarde des abeilles et au développement des colonies en associant les collectivités, les associations et les citoyens». Ce partenariat prend la forme du parrainage. Parrainer une ruche c'est donc possible sans être le moins du monde apiculteur. «Notre association fournit les ruches avec les abeilles ; nous assurons le suivi, l'entretien et nous réalisons une fois par an une animation dans le village autour des abeilles, de l'apiculture et de la biodiversité», indique-t-il.

Une somme de 300 € est demandée au parrain la première année pour couvrir les frais de nourrissement, les traitements, les frais de déplacement et l'animation du projet. «On ne va pas faire de miel, prévient Florian Marco, le but est de faire de l'essaimage».

Son idée serait de sensibiliser plus directement la population agricole, sachant que les abeilles sont de grandes pollinisatrices et forment à ce titre des aides précieuses. «Elles interviennent pour 30 % dans la pollinisation des plantes produites, sur un verger cela va jusqu'à 70 %. L'abeille est un facteur multiplicateur», assure le président de l'association.

À ce jour, dans le nord du département, dix ruches sont parrainées, quatre par des communes, trois par des associations et trois par des particuliers. L'association souhaiterait que l'essaimage aboutisse à 200 à 300 ruches dans quelques années sur le territoire et permettre ainsi l'installation d'un apiculteur.